Propositions pour les groupes venant à la Source ou au monastère

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Dominique priait avec tout son corps

Saint Dominique priait avec tout son corps. Un petit opuscule du Moyen-Âge décrit cette prière: "Des neuf manières de prier de saint Dominique avec son corps." Notre frère Franz Müller, trop tôt disparu, en a fait une actualisation pour notre temps. Cliquez sur l'image pour la découvrir.

Coin-prière

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Trésors de la spiritualité dominicaine

Au cours des siècles, notre monastère a eu la chance d'acquérir des oeuvres d'art religieux.

Nous vous proposons de contempler ces oeuvres et de faire connaissance avec la spiritualité dominicaine.

Catherine de Sienne arbre généalogique Roebbels dominicaines estavayer-le-lac

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Le texte du mois

Chaque mois, nous vous proposons un texte ou une prière de la spiritualité dominicaine.

mois de février

 

Un texte du Père Louis-Joseph Lebret

Ce dominicain du siècle dernier a été très engagé dans les domaines de l'économie. Il a fondé notamment Economie et Humanisme. Son amour pour la Vierge Marie était à la racine de son action sociale.

 

A Marie, la plénitude de l’amour,

Vierge Marie, Mère de Dieu,

tu es la plénitude de l’amour,

l’offrande pure qui ne s’est rien réservé

tu es le « oui » qui ne fut jamais rétracté,

la réponse totale à l’amour infini.

Parce que tu reconnaissais ta totale dépendance,

Dieu t’a donné la parfaite liberté de l’amour.

Parce que tu n’étais qu’humilité,

Dieu t’a remplie de sa splendeur.

Parce que tu n’étais que fidélité,

Dieu en toi a achevé sa ressemblance.

Ta mort fut un moment de joie indicible.

Ta charité, d’un coup, perça le voile

qui te séparait encore de Celui qui avait si ardemment brûlé ton cœur.

Ton amour éclata dans la vision face à face.’

mois de janvier

 

Un texte du Père Dalmace Sertillanges (1863-1948)

Professeur à l’Institut Catholique de Paris pendant 22 ans. Directeur spirituel très recherché. Une conférence sur la paix prononcée en 1917 lui valut une interdiction de prêcher, levée sur l’intervention de Pie XII après 17 ans de silence.

 

Le Pater de l'incroyant

Notre Père, si tu existes, j’ose me tourner vers Toi.

Si tu existes, ton Nom est saint, qu’il soit sanctifié.

Si tu existes, ton règne est l’ordre, et aussi sa splendeur : Que ton règne arrive.

Si tu existes, ta volonté est la loi des mondes et la loi des âmes !

Que ta volonté soit faite en nous tous et en toutes choses,

Sur la terre comme au ciel.

Donne-nous, si tu existes, notre pain de chaque jour, le pain de vérité, le pain de sagesse, le pain de joie, le pain substantiel qu’on promet à qui peut le reconnaître.

Si tu existes, j’ai de grandes dettes envers Toi : daigne me remettre mes dettes, comme je remets moi-même volontiers à ceux qui me doivent.

A l’avenir, ne m’abandonne pas à la tentation, mais délivre-moi de tout mal.

mois de décembre

Jubilé: 500 ans du sermon d'Antonio de Montesinos

 

Le sermon de montesinos

En décembre 1511, le quatrième dimanche de l'avent, un an après leur arrivée dans l’île d’Hispaniola (aujourd'hui Saint-Domingue et Haïti), les dominicains se sont rendu compte des  mauvais traitements exercés par les « encomenderos » espagnols à l’encontre des indigènes réduits en esclavage. La communauté se réunit et décide de dénoncer vigoureusement ces abus par la voix de frère Antonio de Montesinos. Cette prédication fut à l’origine de la conversion du prêtre Bartolomé de Las Casas, alors propriétaire d’esclaves. Il devint lui-même dominicain puis évêque et grand défenseur des Indiens.  Ce texte est dur, très dur, car il stigmatise une situation intolérable.Nous nous permettons de vous rappeler ce texte si important dans notre tradition dominicaine de lutte pour la justice et la paix.

 

Sur l’Evangile « Je suis la voix qui clame dans le désert »

Je suis la voix du Christ qui clame dans le désert de cette île et pour cela vous devez l’écouter avec toute votre attention. Vous êtes tous en état de péché mortel, vous y vivez et y mourrez à cause de la cruauté avec laquelle vous traitez ces gens innocents.

Dites-moi : par quel droit et quelle justice tenez-vous ces indiens dans une si horrible servitude ? Avec quelle autorité avez-vous mené de si horribles guerres à ces gens qui étaient sur leurs terres, calmes et pacifiques ; guerres meurtrières et ravages jamais entendus ? Vous les avez consumés dans leurs maladies, d’autres par les travaux excessifs que vous leur donnez. Ils meurent, ou pour mieux dire, vous les tuez pour prendre et acquérir de l’or chaque jour. Et quel soin avez-vous de ceux qui les enseignent et leur font connaître leur Dieu et Créateur pour qu’ils soient baptisés, entendent la Messe et gardent les dimanches.

Ceux-ci ne sont-ils pas des hommes ? N’ont-ils pas une âme raisonnable ? N’êtes-vous pas obligés de les aimer comme vous-même ? Ne comprenez-vous pas ceci ? Ne l’éprouvez-vous pas ? Comment êtes-vous dans un si profond sommeil et une si grande léthargie ?

Nos frères et soeurs dominicains oeuvrent aujourd'hui encore contre les injustices en Amérique latine, notamment pour défendre les paysans sans terre du Brésil.

mois de novembre

Un texte d'Elisabeth de Hongrie (1297-1338)

A ne pas confondre avec son homonyme franciscaine ! Professe du monastère de Töss, favorisée de grâces mystiques, elle accomplit de nombreux miracles de son vivant.

 

Souvenez-vous…

 

Souvenez-vous, ô Dame très pure, Mère de Dieu, de la bonté avec laquelle Dieu vous créa, à cause de la peine éternelle où tous les hommes étaient tombés. Je vous prie, douce Mère, d’écarter de moi tout le mal qui pourrait m’éloigner de votre grâce. Souvenez-vous de la pureté que Dieu voulut réserver à votre sainte vie humaine depuis le commencement des temps, à cause des ténèbres de notre âme. Je vous prie, très pure Mère de Dieu, de m’accorder par votre secours la lumière de la vraie connaissance et le regret de toutes mes fautes.

 

Souvenez-vous de tout l’amour dont Dieu remplit votre cœur pour le salut éternel des hommes, à cause du grand courroux causé par notre péché. Je vous prie, Dame de toute grâce, de me donner un cœur aimant envers vous et votre enfant, en échange des biens que nous avons reçus de vous. Souvenez-vous de toute la dignité avec laquelle la divine Trinité s’inclina vers votre corps virginal, à cause de la grande honte du péché coupable. Je vous prie, Dame de tout honneur, d’oublier les péchés qu j’ai commis envers vous et votre Enfant.


Souvenez-vous de toute l’humilité avec laquelle Dieu se soumit à vous en cette vie à cause de notre orgueil. Je vous prie, Dame de toute puissance, d’inspirer à mon cœur par votre secours un désir ardent de la vie qui n’a pas de fin.


Souvenez-vous, ô Dame ! de l’aide que Dieu nous a donnée en vous pour notre âme et pour notre corps, contre l‘éternelle désespérance. Je vous prie, Douce Mère, de considérer mon désir et de me préserver de la chute et de tout mal à venir maintenant et à jamais. Amen.

mois d'octobre

Du frère Jean-René Bouchet

Le frère Jean-René Bouchet, trop tôt disparu en 1987, a été prieur provincial de la province dominicaine de France. Il est l'auteur de divers livres de spiritualité, dont "Si tu cherches Dieu", d'où est tirée cette citation.

Le matin lorsque tu t’éveilles et le soir quand tu te couches, signe-toi et souviens-­toi de ton baptême. Un instant seulement. Que ce moment où tu as été greffé sur le Christ, où tu l’as revêtu, où il est venu chez toi ne soit pas un souvenir, dont tu n’aurais d’ailleurs aucune mémoire anec­dotique, mais ce sceau sur ton cœur  que rien ni personne, ni la mort ni le péché ni le reniement ne peuvent, effacer. Ton bap­tême a créé en ton cœur un lieu d’où tu peux toujours partir pour aller à la suite du Christ, où tu peux toujours revenir, car il t’y attend.

mois de septembre

Un texte du Père Jean-Joseph Lataste (1832-1879)

 

Prêchant une retraite aux détenues de la prison de Cadillac, il a l’inspiration qui le conduira à fonder la Congrégation de Béthanie, dans laquelle la vie religieuse contemplative est vécue aussi bien par celles qui sortent de prison et veulent consacrer leur vie à Dieu que par d’autres sœurs venues là par des voies plus ordinaires. Il sera prochainement béatifié.


O mon Jésus que je vous aime ! Donnez-vous à moi et donnez-moi à vous : identifiez-moi à vous : que ma volonté soit la vôtre ! Incorporez-moi à vous, que je ne vive qu’en vous et pour vous !  Que je dépense pour vous tout ce que j’ai reçu de vous, sans en rien garder pour moi-même ! Que je meure à tout pour vous ! Que je vous gagne des âmes : des âmes ! Des âmes, ô mon Jésus, des âmes !…

mois d'août

Un texte du Père Ambroise-Marie Carré

Dominicain français dont la longue vie a couvert le 20° siècle, le Père Carré était membre de l'Académie française. Il a écrit de nombreux livres de spiritualité dont "Chaque jour, je commence" aux Editions du Cerf.


Si je dis : "Aujourd'hui, je commence, c'est que mon premier amour me replace qu début de mon être. Aujourd'hui je m'engage, aujourd'hui je me retrouve avec Pierre et André au bord du Lac de Tibériade.

Si nous disons que Dieu nous a aimés le premier, nous avons l'air de penser que ce fut une seule fois, alors que dans cesse, bien des fois au long des jours et de la vie entière, il nous aime le premier.

Tu me devances. Voilà pourquoi l'appel d'hier a pour moi moins de force que celui de maintenant. L'appel qui me fait réellement agir, c'est celui qui va m'être adressé tout à l'heure car le Dieu qui me devance est le Dieu fidèle.

Demain aussi, je passerai près du lac de Tibériade et il y aura Quelqu'un.